Savoir écouter son corps

Bonjour à tous !  Je vous retrouve aujourd’hui pour un article un peu particulier sur la thématique du bien-être et du respect de sa santé. Pourquoi aborder cette thématique avec vous ? Tout simplement parce qu’en ce moment, elle me touche de plein fouet et je vous confierai à la fin de mon article ce que j’ai décidé de faire pour écouter mon corps.

 

Ecouter son corps quand on est coeliaque, c’est très important !

 

Combien de fois par semaine sommes nous tentés par le croissant du boulanger du coin de la rue ou la pizza avec les amis du samedi soir ? Très souvent c’est une certitude. De mon côté, même un peu trop en ce moment. Dans cette situation nous avons deux options : subir la maladie coeliaque ou faire le choix de vivre avec.

Ce choix est très compliqué à faire parce qu’on doit le faire à chaque repas, à chaque collation, à chaque tentation. Pourtant ce choix est la clé de la réussite de votre régime et du retour à une santé meilleure.

Vous me direz « dans les deux cas je ne craque pas alors ça change quoi ? » 

Je pense que ça change tout. Si vous écoutez votre corps, si vous l’acceptez tel qu’il est avec cette pathologie, alors vous ne subissez pas la maladie. Vous ne rêvez pas d’un corps différents, vous n’êtes pas en permanence en conflit avec vous même et dans la culpabilité ou dans la colère.
Si vous acceptez votre corps avec la maladie coeliaque, vous choisissez de vivre avec, avec ce régime sans gluten toujours compliqué à tenir.

C’est psychologique mais comme c’est un choix, votre corps n’est plus votre prison et la privation est moins dure à vivre. J’ai souvent cette question qui revient dans mes commentaires « Mais comment font les autres coeliaques ? ». C’est pour répondre à cette question que j’écris cet article. Je pense qu’avec nos différences nous essayons tous de faire au mieux pour nous-même et cela passe par l’écoute et l’acceptation de notre maladie.

La résistance est la pire chose qui soit quand on est coeliaque parce qu’on s’enferme dans une souffrance quotidienne. Dès qu’il faut à nouveau manger, on y pense et cela devient très compliqué. J’ai connu ça et la seule solution que j’ai trouvée c’est d’accepter mon corps tel qu’il est. 

Tampis s’il ne plait pas aux autres, tampis si les autres ont envie de juger ma maladie, mon mode de vie, tampis si je ne peux plus tout manger, le principal c’est que mon corps ne souffre plus autant qu’avant.

Je serai ravie d’avoir votre avis sur la question et je suis sûre que les autres lecteurs également. Comment avez-vous fait pour accepter votre corps avec sa pathologie ? 

errance médicale

Aujourd’hui j’ai décidé d’écouter mon corps…

… et j’ai dû prendre une décision difficile. Cela fait plusieurs mois que cet article trotte dans ma tête, que je repousse l’échéance en me voilant les yeux mais aujourd’hui je dois faire ce choix. J’ai décidé d’écouter mon corps et de faire une pause d’une durée indéterminée dans le blog et les recettes. 

Je vais vous expliquer mon choix et la situation. Comme certains d’entre-vous qui me suivent depuis 3 ans sur le blog le savent, je n’ai pas qu’une seule pathologie. Je souffre du syndrome de Gilbert, de la maladie coeliaque et d’une 3ème pathologie en cours de diagnostic.

Les deux premières sont maîtrisées. Ma maladie coeliaque est sous contrôle, je n’ai plus aucun anticorps, presque plus de symptômes liés à la maladie sauf en cas d’intoxication. J’ai été diagnostiquée coeliaque le 24 décembre 2014 et j’ai débuté mon régime le 27.

Le 22 octobre 2015, je suis restée clouée au lit au réveil incapable de me lever, terrassée par une fatigue que je n’avais jamais connue. Depuis je souffre de malaises à répétition, d’une fatigue chronique intense (je n’ai plus eu la sensation d’être reposée depuis là bas), de fièvres, de douleurs et de beaucoup d’autres symptômes que je ne détaillerai pas ici car le but n’est pas d’établir un diagnostic.

Depuis là-bas je suis en errance médicale et mon état de santé s’aggrave. J’ai dû démissionner de mon poste, je ne peux plus conduire et aujourd’hui je ne tiens plus debout sur place plus de 10 minutes sans m’effondrer. Je ne peux plus marcher sur de longue distance et quand je le fais, quand je dépasse mes limites, je suis clouée au lit ou sur mon fauteuil dans des douleurs et une fatigue que je n’ai jamais connues avant.

Je me bats, je me bats chaque jour. Chaque geste est devenu un combat. Je fais une sieste entre ma douche et le séchage de mes cheveux, me brosser les dents est un supplice car je n’ai pas assez d’énergie. Depuis quelques mois j’ai repris une activité professionnelle ou plutôt j’ai créé mon activité professionnelle car il est impossible pour moi de trouver du travail dans mon état. J’ai créé ma microentreprise et je mets toute mon énergie dedans.

Je n’ai plus mangé chaud à midi depuis des mois parce que je n’arrive pas à tenir à côté de mes casseroles suffisamment longtemps pour me préparer à manger. Dans ces conditions, comment continuer à vous proposer des nouvelles recettes régulièrement ? J’ai cherché à répondre à cette question pendant des semaines et j’ai fini par me dire que je n’avais pas le droit de vous mentir. 

Actuellement, je ne pâtisse plus. J’en rêve, tous les jours j’ai des nouvelles idées qui me viennent à l’esprit mais mon corps m’empêche d’aller au bout. J’ai lutté longtemps contre mon corps, résisté comme je vous en parlais plus haut. Ce n’est pas la bonne solution. Aujourd’hui j’ai décidé d’accepter mon état, d’accepter ce que je ne peux plus faire en ce moment en me disant que peut-être que dans quelques semaines, quelques mois j’y arriverai de nouveau.

Il ne reste qu’une seule pathologie sur la liste de ma médecin. Elle est très longue et compliquée à diagnostiquer. Nous avons testé toutes les autres pathologies depuis 4 ans et celle-ci colle avec 100% de mes symptômes. J’ai rendez-vous avec un des quelques spécialistes capable de la diagnostiquer en France fin juillet. D’ici là je croise les orteils et je fonctionne sur batterie d’énergie.

Chaque matin, j’écoute mon corps, je jauge ses capacités et j’alloue l’énergie disponible à des tâches. Les tâches urgentes c’est la vie courante (me laver les cheveux, faire les courses, travailler), les tâches qui me paraissent aussi urgentes c’est être là pour ma famille et les quelques amis qui continuent de me soutenir dans ma situation sans me juger. Le reste, mes loisirs, mes sorties, mes voyages, ma pâtisserie, mon blog, toutes ces choses que j’aimais faire avant, généralement je n’ai plus la force de les faire alors je les mets en pause. Cet été, pendant les vacances, j’espère trouver plus d’énergie pour me remettre à la pâtisserie.

J’espère que vous ne le prendrez pas mal mais je sais que non car vous avez toujours été bienveillants envers moi. Le blog ne bouge pas, je ne supprime rien car je sais qu’il peut servir même si je ne suis pas là derrière. Aujourd’hui vous êtes 15 000 à venir me rendre visite chaque mois, si vous trouvez ne serait-ce qu’une seule info, une seule recette qui vous plaise alors le blog a rempli sa mission. Peut m’importe si demain, il y a beaucoup moins de personnes qui viennent, ce n’est pas le but du blog. Le but du blog c’est de vous fournir des infos sur la maladie, des astuces et des recettes alors si parmi les 150 recettes du blog vous en trouvez une qui vous plaise alors je suis ravie.

Les réseaux sociaux je ne les abandonne pas non plus. Je ne suis plus très présente dessus mais je programme chaque dimanche et chaque mercredi des recettes issues du blog pour ceux qui aiment les découvrir et les redécouvrir. Je reste présente pour répondre à vos commentaires, à vos mails et à toutes vos questions sur le blog ou les réseaux sociaux. Le délai est plus long que d’habitude car il y a des jours où je n’arrive plus à écrire sur mon téléphone mais je réponds toujours.

Prenez soin de vous comme je prends soin de moi =) 

Coeur coeur à vous tous !

A bientôt !

Was last modified 10 avril 2019 by Mathilde

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