Le diabète de type 1 : maladies associées

La maladie coeliaque est une maladie auto-immune. Il existe des liens très étroits entre cette pathologie liée au gluten et d’autres maladies auto-immunes. Parmi celles-ci on retrouve couramment le diabète de type 1 ou diabète insulino-dépendant. Plusieurs causes peuvent expliquer l’apparition de maladies associées à la maladie coeliaque : soit la pathologie n’est pas diagnostiquée, soit le régime strict sans gluten est mal suivi et les prédispositions génétiques. Un suivi régulier chez un gastro-entérologue et des prises de sang de contrôle sont indiquées pour éviter ces complications qui restent rares.

 

Le diabète de type 1 et la maladie coeliaque

 
diabète de type 1
 

Le diabète de type 1 ou insulino-dépendant est une maladie auto-immune qui se déclare généralement chez l’individu jeune mais il y a des exceptions. Elle fait intervenir le métabolisme de la régulation de la glycémie. Chez un individu sain, les cellules des îlots de Langerhans du pancréas synthétisent deux hormones aux effets contraires : l’insuline (hypoglycémiante) et le glucagon (hyperglycémiante).

Après un repas, la concentration du sucre dans le sang (glycémie) augmente, de l’insuline est alors produite afin de stimuler le stockage du sucre dans le foie. Ce stockage fait diminuer la glycémie qui revient aux alentours des valeurs normales (environ 1g/L de sang).

Lorsque l’on est à jeun, notre glycémie a tendance à être basse. Du glucagon est alors produit afin de stimuler le déstockage du sucre du foie dans le sang. La glycémie augmente alors et revient aux alentours des valeurs d’usage.

Un patient diabétique de type 1 ne peut plus synthétiser d’insuline. La glycémie est alors anormalement élevée et les conséquences peuvent être dramatiques s’il n’est pas traité correctement.

 

Les symptômes du diabète de type 1

Les principaux symptômes qui doivent vous mener à consulter un médecin rapidement sont :

  • Vous buvez beaucoup, beaucoup.
  • Vous urinez beaucoup.
  • Un amaigrissement rapide.
  • Une fatigue importante.

D’autres symptômes peuvent être présents comme des sensations de malaise, des maux de tête, des nausées. En cas de doute, consultez rapidement votre médecin généraliste afin de faire les tests et d’être soulagés.

 

Le diagnostic du diabète de type 1

Le diagnostic se fait par prise de sang, on teste généralement la glycémie à jeun, les anticorps anti-îlots, anti-insuline, anti-décarboxylase de l’acide glutamique et anti-tyrosine phosphatase membranaire. Le dosage de l’hémoglobine glyquée apporte aussi des informations importantes au corps médical. La glycosurie (concentration de glucose dans les urines) est aussi mesurée.

 

Le suivi se fait principalement chez un spécialiste en endocrinologie mais les examens sont prescrits par les généralistes. La maladie cœliaque doit être recherchée chez tous les diabétiques de type 1.

 

Les mécanismes moléculaires du diabète de type 1

C’est une maladie auto-immune, le système immunitaire est une fois de plus à l’origine de tous les symptômes. Les anticorps cités précédemment provoquent tous la destruction de la fonction hypoglycémiante : soit par destruction des îlots, des cellules productrices d’insuline, de l’insuline elle-même.

 

Quel est le lien avec la maladie coeliaque ?  Plusieurs hypothèses sont actuellement avancées, la première est celle d’un gène de prédisposition génétique commun aux deux maladies. La seconde hypothèse avance l’existence d’un peptide intervenant dans la biosynthèse de l’insuline qui ressemble fortement à certaines protéines du blé (globulines, gluten). Dans ce cas les anticorps produits par le malade cœliaque se fixeraient sur ce peptide par erreur et le système immunitaire le dégraderait entrainant l’impossibilité de synthétiser de l’insuline et un diabète de type 1.

 

Le traitement du diabète de type 1

Actuellement le seul moyen de réduire la symptomatologie du diabète de type 1 est d’avoir recours à un régime adapté (mis en place avec un professionnel de la nutrition) ainsi qu’à la prise régulière de dose d’insuline. Le suivi est très important comme pour toutes les maladies auto-immune. Des recherches récentes montrent que certaines bactéries du microbiote intestinal ont des actions favorables pour les diabétiques.

D’autres pathologies associées à la maladie coeliaque :

 

Was last modified 11 janvier 2018 by Mathilde

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